DROIT DE LA FAMILLE

DIVORCE PAR CONSENTEMENT MUTUEL

Vous souhaitez divorcer amiablement sans passer devant un Juge.

Le divorce par consentement mutuel est une procédure rapide, sereine, et pleinement respectueuse des décisions communes.

Une réflexion globale sur votre avenir

Chaque aspect de votre nouvelle situation fera l’objet d’un examen attentif : résidence habituelle et garde alternée ou droit de visite des enfants, pension alimentaire, sort du domicile conjugal, prestation compensatoire, usage du nom marital, liquidation du régime matrimonial…

Une procédure encadrée, deux avocats indépendants

La loi impose que chaque époux soit assisté de son propre conseil. Cette exigence est une garantie : celle d’un accompagnement individualisé, éclairé et pleinement indépendant.

Une fois la convention signée par les deux époux et leurs avocats respectifs, un délai de réflexion de quinze jours s’ouvre. À son expiration, la convention est déposée au rang des minutes d’un notaire, qui lui confère date certaine et force exécutoire.

Quand le juge reste nécessaire

Dans certaines situations, le passage devant le juge aux affaires familiales demeure obligatoire :

  • lorsque l’un des époux est de nationalité étrangère et que son pays d’origine n’homologue pas ce type de divorce ;
  • lorsqu’un enfant mineur, capable d’exprimer un avis réfléchi, souhaite être entendu par le juge ;
  • lorsque l’un des époux bénéficie d’une mesure de protection juridique (tutelle ou curatelle).

Je vous reçois au cabinet, en tout confidentialité pour envisager ensemble votre projet de séparation et répondre à toutes vos questions.

DIVORCE JUDICIAIRE

Vous envisagez de vous séparer et souhaitez comprendre vos droits, anticiper les étapes à venir, et être accompagné(e) avec rigueur tout au long de la procédure.

Quel que soit le motif retenu — divorce accepté, pour faute, ou pour cessation de la vie commune depuis plus d’un an — la procédure se déroule devant le juge aux affaires familiales, selon les mêmes grandes étapes.

Une procédure en deux temps

Le juge est saisi par voie d’assignation ou de requête conjointe. Ce document formalise l’ensemble de vos demandes, qui s’articulent autour de deux phases distinctes.

Les mesures provisoires — organiser la séparation immédiate

Dès l’introduction de la procédure, il s’agit de régler les aspects concrets de votre vie quotidienne dans l’attente du jugement : attribution du logement familial, résidence habituelle des enfants, droit de visite et d’hébergement, pension alimentaire pour l’entretien et l’éducation des enfants, contribution au devoir de secours entre époux, répartition des crédits, gestion des biens communs…

Ces mesures s’appliquent jusqu’au prononcé du divorce. Elles seront abordées dès notre premier entretien, afin d’appréhender sans délai les réalités pratiques de votre situation.

Les mesures définitives — trancher et clore

C’est lors de cette seconde phase que le divorce est prononcé et que ses conséquences définitives sont fixées : usage du nom marital, prestation compensatoire, liquidation du régime matrimonial.

Un accompagnement de bout en bout

Tout au long de la procédure, je suis à vos côtés pour défendre vos intérêts avec détermination et, chaque fois que cela est possible, pour rechercher des solutions amiables qui préservent l’équilibre des relations familiales.

FIXATION / MODIFICATION DE LA PENSION ALIMENTAIRE

La pension alimentaire pour les enfants

La séparation ne met pas fin aux obligations parentales. Qu’ils soient séparés ou divorcés, chaque parent demeure tenu de contribuer à l’entretien et à l’éducation de ses enfants — y compris lorsque ceux-ci sont majeurs et restent à charge. Cette contribution est proportionnelle aux ressources de chacun et aux besoins de l’enfant.

Ce que couvre la pension

Appelée pension alimentaire, cette contribution a vocation à couvrir les dépenses du quotidien : logement, nourriture, chauffage, vêtements, frais de cantine… Selon les termes du jugement rendu par le juge aux affaires familiales, certaines dépenses exceptionnelles peuvent s’y ajouter au cas par cas — voyages scolaires, activités extrascolaires, frais de santé non remboursés.

Un accompagnement sur mesure

Parce que chaque famille est singulière, je vous conseille de façon personnalisée dans la constitution de votre dossier et dans l’identification des éléments financiers à prendre en compte.

LA RÉSIDENCE ET LE DROIT DE VISITE DE L'ENFANT

La séparation des parents ne doit pas compromettre l’équilibre de l’enfant. Mon approche privilégie en priorité la recherche d’un accord parental — qu’il prenne la forme d’une convention amiable ou qu’il soit entériné devant le juge aux affaires familiales — car ce sont les parents qui connaissent le mieux les besoins de leur enfant et les réalités de leur vie quotidienne.

Résidence habituelle ou garde alternée

La résidence de l’enfant est fixée soit au domicile de l’un des parents, soit en alternance chez chacun d’eux. Lorsqu’elle est établie chez un seul parent, le juge aux affaires familiales organise les modalités du droit de visite et d’hébergement de l’autre — certains week-ends et une partie des vacances scolaires.

Pour arrêter sa décision, le juge tient compte de plusieurs éléments : les habitudes de vie de l’enfant au jour de l’audience, les sentiments qu’il exprime selon son âge et sa maturité, l’aptitude de chaque parent à assumer ses responsabilités et à respecter la place de l’autre, ainsi que les conclusions d’éventuelles expertises ou d’une enquête sociale.

Une organisation évolutive

La résidence et les modalités du droit de visite ne sont pas figées. Tout élément nouveau — déménagement, modification des horaires de travail, changement d’établissement scolaire — peut justifier une révision de la décision initiale, dans l’intérêt de l’enfant.

Situations de conflit ou de danger

Lorsque le conflit parental est particulièrement vif, ou en présence d’une situation de danger, le juge peut ordonner que les rencontres entre l’enfant et l’un de ses parents se déroulent dans un espace de rencontres médiatisées, encadré par des professionnels.

Il convient également de rappeler qu’un parent qui refuse de confier l’enfant à l’autre, en méconnaissance d’une décision de justice, s’expose au délit de non-représentation d’enfant.

Votre enfant, ma priorité

Qu’il s’agisse de construire un accord amiable ou de défendre vos droits devant le juge aux affaires familiales, je vous accompagne à chaque étape avec écoute et détermination — toujours dans le respect de l’intérêt supérieur de votre enfant.

DIVORCE PAR CONSENTEMENT MUTUEL

Depuis le 1er janvier 2017, la loi permet de divorcer par consentement mutuel sans passer devant un Juge.

A cet effet, je vous reçois à mon cabinet en toute confidentialité pour évoquer ensemble votre projet de divorce à l’amiable et répondre à vos interrogations.

Une réflexion devra être menée sur tous les aspects de votre séparation, notamment sur la résidence des enfants, la mise en place d’une garde alternée, la pension alimentaire, le sort du domicile conjugal, le versement d’une prestation compensatoire, l’usage du nom, la liquidation du régime matrimonial, …

Dans les situations consensuelles, ce choix de divorce permet de prendre en compte plus rapidement les décisions des époux.

La procédure étant strictement encadrée, chaque époux devra être assisté d’un avocat afin de bénéficier d’un conseil indépendant et individualisé.

Lorsque la convention de divorce est signée par les époux et les deux avocats, et que le délai de réflexion de 15 jours est expiré, elle est déposée au rang des minutes d’un notaire, pour lui donner date certaine et force exécutoire.

Sachez que dans certaines situations, un divorce à l’amiable peut nécessiter de passer devant le juge aux affaires familiales. C’est le cas :

  • lorsque l’un des époux est de nationalité étrangère et que son pays d’origine ne reconnait pas le divorce par consentement mutuel sans juge ;
  • lorsque l’un des enfants mineurs, apte à exprimer un avis réfléchi demande à être entendu par le juge ;
  • lorsque l’un des époux fait l’objet d’une mesure de protection (tutelle, curatelle).

DIVORCE JUDICIAIRE

Vous désirez vous séparer de votre conjoint(e) et avez besoin d’informations et de conseils pour engager une procédure de divorce.

Quel que soit le motif de divorce, la procédure devant le Juge aux Affaires Familiales est la même.

Une requête en divorce est déposée au Tribunal comprenant les demandes de mesures provisoires que l’on souhaite voir appliquer pendant le temps de la procédure. Il sera question de l’attribution du logement familial, de la résidence des enfants, du droit de visite et d’hébergement, de la pension alimentaire au titre de l’entretien et de l’éducation des enfants, de la pension au titre du devoir de recours, de la répartition des crédits…

Ces différents points devront être abordées dès notre premier rendez-vous afin d’appréhender les aspects pratiques de votre séparation.

Le Juge aux affaires familiales convoque ensuite les époux à une audience sur tentative de conciliation. Lorsque les époux sont tous les deux d’accord pour divorcer, ils peuvent signer, en présence de leurs avocats respectifs, un procès-verbal d’acceptation du divorce. Cette audience permet également de débattre des mesures provisoires souhaitées par chaque époux.

Sachez que la préparation de cette audience est importante, puisque les mesures provisoires s’appliquent jusqu’au jugement et que les époux disposent d’un délai de 30 mois pour initier la seconde partie de la procédure de divorce.

La seconde étape de la procédure est écrite et les époux n’ont plus à revenir devant le Juge.

S’ils n’ont pas signé le procès-verbal d’acceptation du divorce, celui des deux qui décide de poursuivre la procédure devra justifier par des éléments de preuves, le motif de divorce invoqué :

  • Soit pour faute, en cas de violation grave ou renouvelée des devoirs et obligations du mariage rendant intolérables le maintien de la vie commune (violences conjugales, infidélités, dépenses somptuaires, …).
  • Soit pour altération définitive du lien conjugal, à condition que la cohabitation ait cessé depuis plus de deux ans.

Par ailleurs et dans tous les cas, il conviendra également de présenter les demandes relatives aux conséquences du divorce : usage du nom, prestation compensatoire, liquidation du régime matrimonial.

Tout au long de la procédure, je suis à vos côtés pour vous conseiller au mieux de votre situation et vous aider quand c’est possible à la recherche de solutions amiables, garantes d’apaisement dans les relations familiales.

Attention : la procédure de divorce fait l’objet d’une nouvelle réforme, votée le 23 mars 2019 et qui entrera en vigueur à partir 1er septembre 2020.

Une des mesures phare de cette réforme est la suppression de l’audience de conciliation. La procédure sera exclusivement écrite et les époux ne rencontreront plus le juge aux affaires familiales. En outre la durée de séparation du couple dans le divorce pour rupture du lien conjugal sera réduite à un an.

FIXATION / MODIFICATION DE LA PENSION ALIMENTAIRE

Bien que séparés ou divorcés, chaque parents doit contribuer à l’entretien et à l’éducation des enfants, en fonction de ses ressources et des besoins de l’enfant. Cette obligation persiste envers les enfants majeurs à charge.

Cette contribution appelée « pension alimentaire » couvre habituellement le logement, la nourriture, le chauffage, les vêtements, les frais de cantine, …

Cependant, suivant comment est rédigé le jugement du juge aux affaires familiales, les dépenses à caractère exceptionnel tels que les voyages scolaires, les activités extra scolaires ou les frais de santé non remboursés peuvent se rajouter au cas par cas au versement de la pension alimentaire.

Parce que chaque famille est unique, je vous apporte mes conseils personnalisés dans la préparation de votre dossier ainsi que sur les éléments d’ordre financiers à communiquer au Tribunal.

Les délais entre la saisine du juge et l’audience sont long (environ 6 mois). C’est pourquoi il est préférable de saisir le juge aux affaires familiales au début de la séparation, y compris lorsque les parents s’entendent bien afin de prévenir la survenance d’un conflit qui pourrait perdurer plusieurs mois avant de pouvoir être tranché.

LA RÉSIDENCE ET LE DROIT DE VISITE DE L'ENFANT

En cas de séparation des parents, la résidence de l’enfant est fixée soit chez l’un des parents, soit chez les deux parents en cas de garde alternée.
Lorsque la résidence de l’enfant est fixée au domicile d’un des parents, le juge aux affaires familiales fixe les modalités du droit de visite de l’autre parent certains week-end et une partie des vacances scolaires.
Il tient compte de la pratique des parents au jour de l’audience, le cas échéant, des sentiments exprimés par l’enfants, de l’aptitude des parents à assumer leurs devoirs et à respecter les droits de l’autre, des expertises éventuelles et d’une éventuelle enquête sociale.
La résidence de l’enfant ou le droit de visite et d’hébergement du parent qui n’en n’a pas la garde peuvent être modifiés en cas de survenance d’un élément nouveau tels qu’un déménagement, un changement d’horaires de travail, un nouvel établissement scolaire, …
En cas de conflit parental exacerbé, ou en présence d’un danger, l’intérêt de l’enfant peut conduit le juge à désigner un espace de rencontres médiatisées
Par ailleurs, le parent qui a la garde des enfants et qui refuse de les confier à l’autre parent conformément à la décision de justice commet le délit de non-représentation de l’enfant.
Pour être totalement au clair avec ces enjeux et la protection des intérêts de votre enfant, je suis à votre écoute et vous conseille tout au long de la procédure devant le juge aux affaires familiales.

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